HYPNOTHÉRAPIE | MONTPELLIER & VISIO

Lucile Poch

Tes symptômes sont des messagers.
Ce que tu cherches, c’est TOI !

Détachement émotionnel : et si tu contournais sans le savoir ? | Hypnothérapie à Montpellier

Livre ouvert et tasse de café sur un plaid douillet - Méditation sur ce qu'est le détachement émotionnel et comment l'hypnose à Montpellier peut aider à s'apaiser

Détachement émotionnel : réel apaisement ou fuite ?

En séance, il y a une question que je pose souvent : « Comment est-ce que tu sauras que tu as atteint ton objectif ? ». Et très souvent, la réponse ressemble à ça : « Je me sentirai bien quand je serai détaché·e. » , « Ça ira mieux quand ça ne me touchera plus. ». Je comprends. Profondément. Parce que j’ai cherché ça aussi – et honnêtement, ça m’arrive encore. Mais ce que j’ai appris, à la fois sur mon propre chemin et en accompagnant des personnes en hypnose, c’est que le détachement qu’on recherche et le détachement réel sont souvent deux choses très différentes.

Le détachement : une promesse magnifique

Ne plus être affecté·e. Ne plus dépendre du regard des autres. Ne plus souffrir de ce qu’on ne contrôle pas. C’est une promesse qui fait du bien rien qu’à l’énoncer. Et les ressources ne manquent pas pour y accéder : le bouddhisme, les philosophies du non-attachement, les pratiques de lâcher-prise. Sur le moment, ça ouvre quelque chose. On se sent soulagé. On retrouve l’espoir de devenir celle ou celui sur qui tout glisse. Sauf que pour beaucoup d’entre nous, ce qu’on a construit n’était pas vraiment du détachement mais plutôt du contournement.

Quand le « détachement » ressemble à de la fuite

Fuir certaines personnes. Éviter certaines situations. Se couper de certains membres de sa famille. Ne pas répondre à ce qui nous a blessé pour éviter un conflit. Se faire croire que ça nous passe au-dessus, que ça ne nous atteint pas. Se répéter en boucle « je m’en fiche », comme pour s’en convaincre un peu plus à chaque fois.

Ça marche. Enfin, ça marche un temps. Puis vient le moment où on réalise quelque chose d’inconfortable : peut-être que si tu as besoin de te répéter que tu t’en fiches, c’est que tu ne t’en fiches pas tant que ça. 

Les émotions finissent toujours par nous rattraper. Et dans ce cas, ce que l’on appelait « détachement » n’était probablement qu’une stratégie pour reporter le problème à plus tard. Avec un objectif inconscient mais noble : celui de moins souffrir, celui de cheminer de manière un peu plus confortable. Pour ma part, c’était mettre un joli concept sur quelque chose qui ressemblait beaucoup à de la fuite.

Ce que j’ai compris plus tard, c’est que le vrai détachement est silencieux. Lorsqu’il est réellement intégré, on ne cherche plus à s’en convaincre.

Ce qu’on fait à nos émotions sans le savoir

Il y a quelque chose que personne ne m’avait dit ; et que je trouve important de nommer. Quand on dit à ses émotions « je m’en fiche, ça ne me touche plus », on leur dit exactement ce qu’on nous a peut-être dit enfant : « Ce n’est pas si grave. », « Arrête d’en faire tout un plat. », « Passe à autre chose. », « Tu es trop susceptible. ». Toutes ces fois où les adultes, nos référents, ont minimisé nos ressentis, nos impressions …

En fait, lorsqu’on veut se persuader qu’on est « détaché », c’est un peu comme si on reproduisait cette blessure ; même si on a tenté de la déguiser en “guérison”. On se fait à soi-même ce qu’on a subi.

Et c’est assez logique. Le mental cherche une solution pour ne plus souffrir. Ne plus rien ressentir ressemble à une solution parfaite. Sauf que le corps, lui, ne se laisse pas duper par une affirmation.

Tu peux te dire « je suis détaché·e » autant que tu veux : le ventre se noue quand même. Les mâchoires se serrent. Le dos fait souffrir. Le sommeil part. Parce que le corps et le cœur gardent l’empreinte, même quand la tête a décidé de tourner la page.

Traverser plutôt que contourner : ce qui change vraiment

Les choses ont commencé à vraiment bouger pour moi le jour où j’ai arrêté de contourner. Où j’ai accepté de traverser.

Traverser les ombres au lieu de les fuir. Me reconnecter à ce que je ressentais vraiment ; pas à ce que j’aurais voulu ressentir. Dire ce que j’avais à dire. Poser des limites. Faire confiance aux signaux de mes ressentis au lieu de les mettre en sourdine.

Et surtout : demander à mon inconscient ce dont il avait vraiment besoin.

Tu sais ce qu’il m’a répondu ? 

Pas du détachement. Un besoin de reconnaissance. Un besoin d’honnêteté avec moi-même. Un besoin de reconnaître une injustice et de la traverser (pas de faire semblant qu’elle n’existait pas). C’est là que j’ai compris quelque chose d’essentiel : le vrai détachement arrive après. Après avoir regardé en face. Après avoir reconnu. Après avoir traversé.

Pas avant.

Comment l’hypnose aide à accéder au vrai lâcher-prise ?

Aller là où les mots ne vont pas

C’est pour ça que je travaille avec l’hypnose. Parce qu’il existe un état dans lequel le mental accepte de se mettre en retrait, juste assez pour qu’on puisse enfin entendre ce qui se dit en dessous. Sans le filtre. Sans le costume. Sans l’histoire qu’on se raconte.

Ce n’est pas du détachement forcé. C’est une rencontre.

La rencontre avec la part qui porte

En séance, on va à la rencontre de la part de toi qui porte ces émotions depuis si longtemps. Souvent seule. Souvent dans le noir. Quand cette part se sent enfin vue, enfin entendue, quelque chose se dénoue. Naturellement. Sans effort. Sans se forcer à lâcher quoi que ce soit. Et très vite, l’apaisement arrive. Non plus parce qu’on se fait croire que la situation ne nous atteint pas, mais parce qu’on a fait la paix avec.

Une approche concrète, à Montpellier et en visio

Je reçois en cabinet à Montpellier (quartier Nouveau Saint-Roch, Cité Mion) et en visioconférence. Le travail qu’on fait ensemble en séance se prolonge ensuite avec des outils concrets, dont l’auto-hypnose, pour que tu puisses continuer à cheminer, entre les séances et après.

Si tu vis avec des émotions qui débordent, un mental qui analyse en permanence ou une fatigue émotionnelle qui ne passe pas, tu peux aussi lire l’article sur l’anxiété qui aborde des mécanismes proches.